20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 11:57

Comment est faite une newsletter ? Tentative d'analyse…

 

Bonjour à tous !

 

Vous avez remarqué que le format des supports "étudiés" dans cette série est de plus en plus grand ? Après le logo, la bannière, la publicité voilà... la newsletter !

Je ne ferais pas dans cette série un article complet de l'e-mailing (j'en ai déjà fait un que je vous invite à consulter mais qui n'était pas dans « l'optique sémiotique »), mais je voudrais tout de suite faire un parallèle entre les deux types de support. Un mailing est un mail exclusivement commercial envoyé à beaucoup de personnes qui n'ont pas forcément accepté délibérément de le recevoir.

 

La newsletter a été , la plupart du temps, recherchée par les internautes. De plus, son contenu est informatif et non commercial, même si le côté « commercial » est souvent en arrière-plan...

 

Donc elle diffuse de l'information de manière périodique du type « quelles sont les nouveautés depuis le mois dernier ? ». La newsletter est donc de fait un outil utilisé pour la communication interne comme pour la communication externe sur le web.

 

Comme d'habitude, prenons des exemples :

 

 

Cette newsletter est composée d'un en-tête, une sorte de bannière avec le logo de l'entreprise, d'un bloc « dernière minute », d'un bloc « annonce », d'un bloc « témoignage client » et de plusieurs blocs d'informations diverses. Si elle ne présente pas de publicité directe, elle permet d'informer sur les actualités de l'entreprise, de donner un témoignage et d'annoncer un événement. Elle tient sur un format « équivalent » A4 et son format électronique permet de renvoyer vers des articles du site web.

 

Le texte est ici moins important que les images (au niveau de la place). La newsletter a été pensée pour n'être qu'un relai vers le site web ; les images attirent le clic !

 

L'objectif prioritaire d'une newsletter est sa capacité à fidéliser les internautes, non pas à consommer (objectif commercial) mais à visiter régulièrement le site web, à s'intéresser à l'entreprise et à ses actualités.

 

 

Cette newsletter est plus longue et plus dense mais le principe est le même. Différence de taille tout de même : sa personnalisation, l'édito a été rédigé uniquement pour la newsletter et le « compte-rendu » probablement également. Si elle présente plus d'informations ciblée, ce qui est par principe un avantage, sa longueur est un handicap pour les logiciels de messagerie (genre Outlook) car il est évident que ce sont les information de tête qui le sont le plus consultées.

 

Le texte y est nettement plus présent que l'image. Si la plupart des articles renvoient au site web, il est évident que l'objectif est d'en faire un support d'information à part entière, quasiment autonome. Il semble également certain que la ligne éditoriale y est clairement définie alors que ce n'est pas forcément le cas de la première. Un édito, des rubriques claires, des images, de l'actualité, il ne manque qu'un dossier de fond pour en faire un mini-journal cohérent (uniquement sur la forme bien sûr !) !

 

Bonne journée !

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 06:57

Le fonctionnement d'un site web : la sémiotique de la publicité

 

Bonjour à tous, 


Petit article sur la publicité.

L'analyse de publicités est un des éléments prioritaires auxquels on pense quand on parle de sémiotique : « à quoi sert la sémiotique ? À décrire des publicité par exemple... » On voit plus facilement la construction de publicité comme une « juxtaposition » de signes que la construction actorielle d'un texte lambda ! Pour autant, les publicités sont des associations de systèmes sémiotiques différents qui fonctionnent ensemble, texte et images le plus souvent...


Une publicité s'inscrit dans le cadre de la transmission d'information. A l'inverse des autres types de discours, elle poursuit un objectif commercial. Elle prend aujourd'hui de nombreuses formes : unique, répétitive, audio, visuelle, vidéo, sur des supports différents etc. 


Du latin « publicare » (publier, public), la « publicité » est donc cette façon de faire connaître telle ou telle marque ou information. Son objectif est de promouvoir tel ou tel produit en en vantant les qualités. Elle s'appuie sur un certain nombre de valeurs qui lui sont intrinsèquement attribuées. L'argument d'autorité pose l'énonciateur comme une autorité sur le domaine qu'il promeut (le syllogisme (lien vers le post sémio 5) joue ce rôle) : pour vanter les qualités d'un dentifrice, vous montrerez plutôt un dentiste.... D'autres arguments classiques sont largement utilisés : émotionnels, culturels, sociaux...


Pour commencer, prenons l'exemple de Mac Do. De nombreuses publicités ont émaillé la vie du géant de la restauration rapide. 

 



Celle-ci est une ancienne publicité. Le garçon répond au canon du jeune américain des années 50-60. La publicité est basée sur deux arguments : un bon goût et un prix attractif. Pas de question environnementale ou de santé à cette époque... Le texte « real good » reprend simplement l'image et la connotation positive « envoyée » par le pouce levé et le large sourire du garçon. La phrase en noir souligne l'argument du prix. Dans son autre main, le garçon tient un hamburger (la marque n'étant pas aussi connue qu'aujourd'hui, on devait alors rappeler que Mac Donald était une chaîne de restauration). 


Le message est simple et la publicité n'a pas à être lue autrement que directement : « de bons hamburgers pour une faible prix ». Aucun autre argument ne doit être mis en avant. 


 

Cette publicité fait partie d'une des dernières campagnes Mac Do. Elle se décline en plusieurs occurrences. Celle-ci est nettement plus « actuelle » et fonctionne de manière réellement différente. 


Plus de hamburger (le logo suffit maintenant pour qu'on reconnaisse le restaurateur), ni le texte, ni l'image ne peuvent être compris au premier degré. Cette publicité ne vante pas le produit « hamburger » mais l'image de l'entreprise et de ses représentants : les restaurants. Cette même femme en 5 « versions » différentes montre que tous les aspects de la personnalité des gens sont les bienvenus chez Mac Do. « En vacances, au boulot, en hiver, en été, le jour, la nuit, vous serez toujours bien accueilli (avec le sourire) dans nos restaurants », semble dire la publicité. 


Une publicité peut donc promouvoir un produit comme une entreprise tout entière, simplement de de ses aspects ou toute sa « personnalité ». En opposition aux publicités « ancienne », les nouvelles pubs semblent être plus complexe à décoder. Pas forcément... Disons que le champ de la pub s'est considérablement élargi et que les valeurs culturelles et sociales qui sont véhiculées sont différentes...

 


Cette publicité, qui n'en est pas vraiment une, a fait le tour du monde lors des derniers jeux olympiques. « Reporters sans frontières » en avait fait le symbole de sa lutte contre la tenue de ces JO. 


Elle n'est pas une publicité « ordinaire » dans le sens où elle ne promeut ni un produit ni une entreprise mais diffuse une idée. La place du texte « Beijing 2008 » (sous l'image) « signifie » que le texte explique l'image : cette publicité est une publicité sur les JO, et je dis bien « sur » et non « pour » car, contrairement à la logique de la publicité, elle vante une qualité négative !


Les menottes sont en position métaphorique des 5 cercles représentatifs des cinq continents, logo du CIO (Comité International Olympique), organisateur des JO. De leur côté, les menottes transmettent les valeurs négatives de l'arrestation, de l'enfermement... L'image nous dit donc : « Les JO de Pékin 2008 sont une caution de la politique répressive chinoise actuelle. 


Cette « publicité » (que l'on pourrait nommer « fausse pub » puisqu'elle ne vante pas une qualité) est de plus en plus courante à l'heure actuelle à cause du développement constant des moyens de communication. La publicité est aujourd'hui un support pour exprimer ce que l'on souhaite. Si la sémiotique ne s'intéresse pas à la politique, elle permettra de décrire le fonctionnement de cette image, inspirée d'une publicité « réelle ». 


N'hésitez pas si vous avez des questions. 


Bonne journée !

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:30

Le fonctionnement d'un site web : le fonctionnement d'une bannière publicitaire

 

Bonjour à tous !

Une bannière publicitaire est un encart graphique, textuel visant à faire de la publicité à votre site sur d'autres sites ou le vôtre. Cela peut donner lieu à des systèmes d'affiliation ou simplement à une expression graphique différente de celle de votre logo. La différence d'avec un logo n'est pas énorme mais pourtant bien réelle. La bannière et le logo partage tous les deux la qualité de représentation d'un site (même si le logo représente l'entreprise éditrice du site) mais ils se différencient sur l'objectif recherché : le logo doit être envisagé comme étant à destination de tous alors que la bannière est faite pour une cible précise comme une publicité.

 

Une fois de plus, nous prendrons plusieurs exemples tirés du web.

 


La première : bannière « Solidays »

 

 

Cette bannière est une sorte d'extension du logo « solidays » 2009 (que l'on peu trouver là : http://www.suchablog.com/wp-content/uploads/2009/03/logo-solidays-2009.jpg).Elle en est très proche (personnage recentré et nom) ; elle pourrait être prise pour un logo classique. Sauf que... son format s'adapte à un site web et il ne s'agit pas d'un format classique de logo (souvent carré). Cette différence est plus importante que l'on croit car cela a pour conséquence de cibler les lieux de dépôt de la bannière ce qui est, comme on l'a vu un différente essentielle entre le logo et la bannière (et qui dit « lieu » différent dit aussi « public » visé différent...).

 

 

La deuxième : bannière « Ecotourisme »

 

 

Celle-ci présente un objectif un peu différent. Elle permet de présenter un événement particulier.  Les images ne sont qu'illustratives et n'apportent rien de nouveau au message.

 

 

La bannière Cybercité : un fleuron ?

 


Cette bannière, que l'on trouve en haut du site, se décompose en plusieurs versions (5 « règles ») exprimant chacune plusieurs arguments commerciaux.

  • Règle n°1 : « un site web original ne suffit pas »
  • Règle n°2 : « solutions pour objectifs ambitieux »
  • Règle n°3 : « pour votre référencement, choisissez aussi un spécialiste »
  • Règle n°5 : « dès demain sur Google, Yahoo et les autres »
  • Règle n°6 : « connaître ses classiques et savoir innover ! »

Chacune de ces bannières fonctionne sur un système tripartite simple. Dans cette bannière, le texte 1 (en plus gros et en gras, « êtes-vous prêts à vous démarquer ? » dans l'exemple) constitue la base du système argumentatif. L'image dans l'exemple 1 n'est que là dans une position de relai du texte. Elle est basée sur l'opposition des connotations de l'homme barbu et tatoué, lié à un « monde » précis et de la « tasse de thé » et des « boucles d'oreille », lié à un autre « monde ». Cette opposition crée le décalage humouristique et reprend le « Signifié » « démarquer ». Le texte 2 (plus petit en bas à droite) a une fonction d'ancrage et insère la phrase dans le bon contexte (création web et référencement).

 

Dans cet exemple, l'image est très forte et pose un problème d'équilibre narratif dans la bannière toute entière. Si l'image a un impact trop fort, on en vient à moins bien lire le texte et l'effet est gâché.

 

 

Cet exemple est basé sur le même principe sauf que la partie « image » est divisée en 2. Ici le texte est plus long et plus fort. Pas besoin de « lire » l'image, le « dentiste » est un « dentiste » et ne fait que reprendre le concept sous-jacent de « l'opération dentaire », pas de système d'opposition à lire dans l'image. Le texte 1 est ici basé une un système argumentatif élémentaire : le syllogisme (Platon est un philosophe, je suis philosophe donc je suis Platon). Argument 1 : « Vous avez mal aux dents » (= votre site est mal référencé) ; Argument 2 : « quand vous avez mal aux dents, vous allez voir le dentiste » (= quand votre site est mal référencé, vous allez voir un référenceur) ; Argument 3 (in absentia, absent): « venez nous voir ».

 

Un deuxième système argumentatif est « posé » sur le premier : « généraliste » = référenceur « moyen » ; « dentiste » (spécialiste) = référenceur professionnel. Un nouveau syllogisme : Argument 1 = « vous avez un problème de référencement » (in absentia) ; Argument 2 = «  vous allez voir un spécialiste » ; Argument 3 : « venez nous voir » (élément sous-jacent lié à l'autorité publicitaire : « nous sommes des spécialiste du référencement »).

 

Aux différentes étapes se trouvent d'autres éléments sous-jacents, de non-dits culturels ou sociaux que je pourrais plus détailler mais je suis sûr que vous avez compris où je voulais en venir !

 

A la différence des deux premières bannières, cette « suite » se veut narrative, elle raconte quelque chose, elle explique les qualités d'un produit ou d'une entreprise. Elle répond aux valeurs essentielles d'une publicité.

 

N'hésitez pas si vous avez des questions !

 

Bonne journée !

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 12:37

Bonjour à tous !

 

(Petite pause dans notre cycle "sémiotique et communication")

 

Le succès d'un site e-commerce repose-t-il sur ces 3 éléments ? Sont-ils suffisants à la réussite d'un site web ? Il est indéniable qu'une large part du succès d'un site e-commerce vient de l'efficacité de chacun et de l'interaction des 3. Mais il est probable que d'autres paramètres rentrent en ligne de compte…

 

Ces trois domaines sont intrinsèquement liés. A savoir lequel de l'œuf ou de la poule… Mais il est certain qu'un certain nombre de caractéristiques de l'un se retrouve dans l'autre…Essayons d'abord de les différencier pour mieux les relier ensuite.

 

Les processus de communication forment un ensemble complexe et doivent tenir compte de tous les différents paramètres de schéma de communication basique. Une bonne stratégie de communication doit être mise en place pour donner toute leur puissance aux différents outils que l'on utilisera et pour leur donner une cohérence claire. L'objectif principal de ces processus est de développer l'image de marque de l'entreprise, de développer la popularité et la visibilité du site web et de diffuser les informations lui permettant de se développer correctement.

 

Le marketing est un ensemble de méthodes pour vendre ou faire vendre un produit. Sur les bases des études de communication faites pour la diffusion optimale d'un message à partir d'un site web, le marketing sera la façon dont la stratégie de vente sur le site mais également hors du site (il englobera à ce moment-là la publicité) sera développée et mise en application. Le marketing s'adapte essentiellement à des objectifs commerciaux.

 

La publicité servira à attirer le regard de l'internaute où qu'il soit. Et à l'amener vers le site web. Mais à la différence du travail de communication, les moyens d'attirer l'internaute seront commerciaux, jouant sur une réduction un cadeau…. Si le travail de communication joue sur la diffusion de l'information, le développement de la popularité et de l'image de l'entreprise, le travail de publicitaire joue sur l'argument de vente, les avantages des produits et les gains financiers potentiels.

 

On attire, on communique et on vend : publicité, communication et marketing, voilà les 3 éléments majeurs à travailler pour la réussite de votre projet web ! Ils permettent d'englober tous les processus de l'attirance de l'internaute à son achat sur le site.

 

Il reste un élément dont on n'a pas encore parlé : celui du référencement du site en question. Celui-ci se trouve à cheval sur le processus de communication qui débute lors de la mise en ligne du site et celui de la création et programmation du site avant la mise en ligne. Le référencement appartient également au processus de marketing puisqu'il participe au "faire vendre". Enfin, il est également un acte de publicité car il permet d'attirer l'œil de l'internaute sur les résultats d'un moteur de recherche.

 

Pour répondre aux questions de début d'article, il semble bien qu'un bon fonctionnement et une bonne cohérence de ses outils entre eux devrait permettre le succès de votre projet web. Pour chacun, une grande importance devra être donnée à l'étude du marché de la concurrence.

 

Bonne journée !

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 08:24

Le fonctionnement d'un site web : un logo, construction polysémiotique à fort potentiel communicatif

 

Bonjour à tous,

 

La dernière fois, nous avons parlé du lien texte/image. Le logo d'une entreprise, élément crucial d'une charte graphique, se retrouve la plupart du temps sur les sites web. Le rapport image/texte y est le plus souvent présent. Mais, plus loin que ça,un logo fonctionne sur une ambivalence très intéressante : il est à la fois construit par un ensemble de sous-systèmes comme une image classique, dont nous avons parlé mais il fonctionne également en tant qu'élément autonome sans nécessiter un quelconque lien avec une contexte spécifique.

 

Un logo est censé « marcher » n'importe où, transmettre son message dans n'importe quelles conditions et être efficace quelque soit le récepteur (le « destinataire » du shéma de la communication de Jakobson). Un logo est une construction graphico-textuelle très complexe : il fait appel non seulement à un « Signifiant » iconique ou graphique qui, lui-même, met le lecteur avec un « Signifié » qui lui-même...

 

Il existe plusieurs niveaux de dénotation ou de connotation dans une image. Un logo présente plusieurs niveaux « formels » et plusieurs niveaux « conceptuels ». Prenons 3 exemples pour expliquer cela :

 

 

Tout le monde connait ce logo, que l'on trouve à tous les coins de rue. Essayons de disséquer le « millefeuille »... Tout d'abord, ce logo est une forme (« Signifiant ») qui se divise en :

  • Un « Signifiant » iconique (dénotation) : une forme double rectangulaire noire, un carré jaune...)

  • Un « Signifiant » iconologique ou plastique (connotation) : une double barre noire, une plume rouge... (au sens purement graphique)

Ensuite, ce logo est possède un « Signifié » à plusieurs niveaux :

  • Un « Signifié » primaire (dénotation) : une double barre noire, une plume rouge... (selon le sens habituellement donné à ces images)

  • Un « Signifié » secondaire (connotation) : la plume signifie la « presse »

Remarque : le texte « presse » joue ici un rôle ambigu : si la plume signifie clairement « presse », il s'agit alors d'un texte relai, sinon il s'agit d'un texte d'ancrage.

 

Mais un logo est un tout. Au delà de la description qui vient d'être faite, on aborde la question de l'emploi de ce logo dans un contexte d'énonciation donné. Depuis le temps que ce logo est utilisé, il est maintenant devenu un objet de communication courant, il se comprend de lui-même sans avoir à le « lire », il est rentré dans la mémoire collective.

 

 

Vous la reconnaissez ? Le premier logo d'apple !

 

Celui-ci est assez intéressant. Par rapport au premier sur la presse, il est nettement plus compliqué, difficilement lisible et mal interprétable. Car celui-ci ajoute au moins un niveau d'interprétation, et on ne parlera plus de dénotation ou de connotation mais bien de compréhension ou d'interprétation. Pour le comprendre, il faut obligatoirement faire partie d'une certaine culture, avoir intégré des schémas sociaux pré-établis : vous l'aurez compris, il s'agit de Newton en train d'élaborer sa théorie de la gravité avec une pomme au dessus de la tête (la pomme d'Apple).

 

Mais ce logo va plus loin que ça. Apple est une entreprise privée et unique, contrairement au consortium à l'origine du logo « presse » et elle a une image de marque à diffuser. C'est ce qu'elle fait avec ce logo (et qu'elle fera moins avec les suivants) : elle donne une image de « culture », « science », « élite culturelle et littéraire » ; ce deuxième niveau de connotation est essentiel dans la plupart des logos.

 

Enfin, ce logo raconte quelque chose, il s'agit de la composante narrative et rhétorique de l'image. Elle raconte « Newton en train de développer sa théorie sous un pommier », elle pose un avant (comment est-il arrivé là, pourquoi ici ?...) et un après (la pomme va-t-elle tomber ? Que va-t-il faire ?...). Il induit une temporalité, souvent utilisée dans les images mais moins dans les logos (censés exprimer une idée, un concept et non raconter quelque chose).

 

Un dernier pour la route ?

 

 

Ce logo, vous ne le connaissez probablement pas encore (j'en profite pour faire un peu de pub à un ami !) mais, il est très intéressant à décrire. Il est très classique dans sa construction mais particulièrement simple et donc efficace, de mon point de vue.

 

Il se divise en trois parties : le pictogramme lui-même en 3 parties, le nom de l'entreprise (« Inside Créations ») et le slogan en trois mots. De gauche à droite, le pictogramme et les mots du slogan se croisent et représentent chacun une « facette » de l'entreprise. La souris à gauche et la plume (décidément !) à droite se lisent facilement. L'image du centre est un logo à elle seule mais signifie ici simplement les qualités et avantages du référencement. Les mots du slogan jouent un rôle d'ancrage car elle permettent de « choisir » un « Signifié » (la plume signifie ici « graphisme » alors que pour le logo de la presse, elle signifiait « presse »).

 

Enfin, ce logo dégage les idées connotatives de second degré de « simplicité », « sérieux » et « classicisme » : « Inside Creations fait des sites web graphiques et référencés et le fait bien ! » ; cela semble être le message délivré par la logo.

 

Un logo est un objet « polysémiotique » (qui utilise plusieurs sémiotiques, image, texte...) fait pour communiquer. Ses différents niveaux de compréhension le pose sur le haut de l'échelle « capacité communiquante » et est, de fait, un très bon objet d'études pour la sémiotique. Dans un site web, lui-même « objet de communication », le logo s'insère parfaitement dès qu'on construit le site selon les mêmes objectifs et principes que le logo, si on communique les mêmes idées et valeurs.

 

La sémiotique, si je ne fais ici qu'effleurer certains questions importantes, décrit et analyse des objets de communication. Elle ne porte pas de jugement ni ne donne de préconisations mais informe juste du fonctionnement de tel ou tel.

 

N'hésitez pas si vous avez des question.

 

Bonne journée !

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 13:53

L'expression « communication web » est une expression récente qui n'a pas encore vraiment sa place (dixit les communicants !) dans les disciplines du web (développement, intégration, graphisme ou référencement). Beaucoup d'entreprises font plutôt de la « com » ou du « ref » ! Mais qu'entend-on par « communication web » ?

 

http://www.inside-referencement.com/referencement-16-qu-est-ce-que-communication-web-.html

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 13:41

Le fonctionnement d'un site web : texte et image

 

Bonjour à tous,

 

Cycle « sémiotique et communication web » : reprise !

 

Un site web, comme on l'a un peu évoqué dans l'article « sémiotique et communication /2 », est un système sémiotique composé d'un ensemble de sous-systèmes. Aujourd'hui, nous nous intéressons au lien image/texte. Le rapport image/texte est une question fondamentale de la sémiotique car elle est représentative des recherches sémiotiques inter-disciplines : la sémiotique des textes et la sémiotique des images.

 

Les deux sémiotiques, côte à côte, produisent une interaction des deux systèmes indépendants. On peut aborder cette interaction par deux orientations : soit une orientation sémiotique : définir le fonctionnement des signes entre eux ; soit une orientation sémantique : expliquer l'apparition du sens produit par l'interaction des systèmes.

 

La sémiotique de l'image va décrire et analyser les différents niveaux interprétatifs de l'image qui la construise comme un tout permettant de transmettre une information. Une image est un syntagme sur lequel se juxtaposent les différents éléments de sens pour former, une idée, un concept, un message. Par exemple, pour l'image suivante :

 

Analyse catalogue IKEA

 

une description sémiotique d'une page de catalogue IKEA tentera de reconstruire ce syntagme en classant les objets selon leur forme, leur fonction, leur connotation... Cet inventaire de « signifiants » (forme concrète) permettra de repérer et désigner le « signifié » (interprétation conceptuelle) auquel on arrive. L'analyse sémiotique cherchera, elle, à définir les schémas d'interprétation propres à l'image ainsi que son fonctionnement sémantique.

 

La sémiotique textuelle s'occupera d'objets spécifiquement textuels, décrira et analysera les différentes manifestations de la signification émanent du texte. De la même façon que pour une image, on classera, catégorisera les éléments formels pour décrire la grammaire narrative du texte. Un texte est fondé par des acteurs (un personnage, une chaise, un concept...) et la sémiotique permettra de décrire l'organisation des rôles, les niveaux d'énonciation, les différentes figures et les valeurs mises en scène.

Par exemple, dans le cas d'une étude sur le conte de Cendrillon, la sémiotique textuelle s'occupera de décrire puis d'analyser les fonctions narratives de chaque personnage, les valeurs diffusées (beauté, gentillesse, candeur, méchanceté...), quel rôle joue tel personnage, comment évolue-t-il, avec l'aide de qui ou quoi etc.

 

Sur un site web, comme dans une bande dessinée ou une publicité, les deux sémiotiques se rencontrent. Pour cela, des règles spécifiques se mettent en place. Ce qui nous intéressent en particulier, ce sont les possibles relations : quels liens ont l'image et le texte sur une plateforme commune ?

 

Une image ou un texte peuvent jouer différents rôles, il peut s'agir d'une illustration, d'une précision... R. Barthes, dans L'aventure sémiologique, définit deux fonctions essentielles de la relation texte/image. La fonction d'ancrage place le texte au centre du message : le texte indique le « Signifié » que le lecteur doit sélectionner ; sans lui le lecteur ne comprendra pas « ce qu'il faut comprendre ». La fonction relai pose le texte comme non essentiel à la compréhension de l'image ; le texte ne fait que reprendre le sens de l'image ; le lecteur n'en a pas besoin pour comprendre.

Prenons un exemple :

 

Analyse sémiotique image/texte

 

Cette publicité (l'effet provocateur de cette image vous intéressera, j'en suis sûr et je me rends en plus compte qu'elle est un bon exemple !) est, si l'on excepte le logo de l'entreprise, très révélatrice de la construction d'un sens à partir d'un texte et d'une image. L'image, seule, du corps de cette femme ne révèle rien du sens voulu, au mieux « Aubade vend de la lingerie. ». Le texte seul n'a pas vraiment de sens, quelle « ivresse » ? Mais la relation érotico-sensuelle saute aux yeux (il me semble...) dès lors qu'on associe l'un à l'autre : l'ivresse de la volupté et « offrir » de la lingerie... Ces publicité ont fait couler beaucoup d'encre, beaucoup d'analyses pertinentes ont été faites, n'hésitez pas à vous y référer...)

 

N'hésitez pas si vous avez des question.

 

Bonne journée !

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:37
Bonjour à tous !

(Petite parenthèse dans le cycle ‘Communication et sémiotique’ avant la semaine prochaine !)

Ça fait maintenant quelques mois que je poste sur le blog de CWM. Je me suis dit qu’il pouvait être bon d’expliquer de façon un peu plus approfondie mon point de vue.

La communication, c'est là d'où je viens alors… Mais il est vrai que je ne viens pas d’une formation en communication « classique ». Je n’ai pas étudié comment « communiquer » mais plutôt comment "fonctionne" la communication. Voilà donc quelques explications.

La communication, comme je la pratique et appliquée au web et plus particulièrement à un site web, c'est l'art et la manière de le faire connaître, de diffuser l'information du site, de développer les réseaux, de travailler la popularité ou une image de marque... Selon R. Jakobson, l'acte de communication correspond globalement au schéma suivant :


Ce schéma explique que, pour décrire et analyser une communication, nous devons en prendre en compte tous les aspects : étudier les caractéristiques de l'émetteur (="destinateur"), c'est-à-dire "nous", comme du récepteur (="destinataire"), l'internaute (objectifs, contraintes…), les messages, le canal de transmission (="contact")… Chacun des éléments a son importance. La communication comme celle que je propose, c'est étudier et décrire les conditions d'exercice de la diffusion d'un message, un ensemble cohérent et complet de paramètres convergeant vers le même point : l'information.

La communication n’a donc qu’au final qu’un seul objectif : répondre à la volonté de l’émetteur et diffuser au mieux l‘information. Cette façon de voir me vient de mes études en linguistique et sémiotique. Depuis que j’ai intégré le monde professionnel, la théorie a laissé place à la pratique. Et cette façon d’appréhender tous les aspects du problème pour mieux le cerner me semble souvent la plus efficace. A partir de là, et, comme je l’expliquais dans le 2ème post sur la sémiotique et la communication, il s’agit de décrire et analyser ces conditions mais pas de préconiser ou prescrire quoi que ce soit.

Il me semble essentiel de prendre en compte tous les aspects et toutes les "facettes" de la transmission d’un message pour l’appréhender au mieux. Par exemple, oublier de se demander clairement à qui on s’adresse et comment ce "qui" fonctionne  équivaut à prendre un grand risque sur l’impact de ce que l’on fait.

Bonne journée !
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 13:53

Le fonctionnement d'un site web : qu'est ce qu'un site web "sémiotique" ?

Bonjour à tous,

 

Lors du dernier message sur la sémiotique et la communication, nous avons abordé la question de la sémiotique en général : la question de la communication en fonction d'un contexte global. Aujourd'hui, nous envisageons la question de la cohérence globale d'un système sémiotique en particulier.

 

Un système sémiotique est un système cohérent qui fonctionne en sous-systèmes agencés entre eux de façon unifiée et globale. La sémiotique va s'intéresser au fonctionnement de ce système et va décrire comment il est interprété par n'importe qui ; non pas comment chacun le comprend ou comment il faudrait le comprendre mais comment ses caractéristiques intrinsèques fondent un système de sens potentiellement interprétable par chacun comme par tous. La question du sens et de l'interprétation est au centre de l'étude sémiotique : pourquoi et comment ce système "fait sens" ?

 

Je prendrai comme exemple un site web (n'importe lequel fera l'affaire !). Pour expliquer le fonctionnement d'un site Internet, on peut se situer selon plusieurs points de vue : celui de l'internaute (interprétation) ou celui du technicien webmaster (production), de l'e-commerçant etc. Bref, autant de points de vue que d'acteurs dans la constitution et le fonctionnement du site. Tous les points de vue sont différents mais chacun se révèle pertinent.

 

Pour l'internaute, un site web est une interface graphique interactive et non une image statique. Cette différence est essentielle car elle induit une action volontaire et réfléchie de la part de l'internaute et… forcément un niveau de compréhension menant à cette action. Une étude sémiotique s'intéressera au contexte (quelle connaissance l'internaute a de l'internet et comment l'utilise-t-il ?) et au cotexte (ce site parmi d'autres, la question de l'hypertexte rentre en ligne de compte mais pas uniquement : quelle influence ont les sites visités avant…).

 

Pour autant, focalisons-nous sur le site web en lui-même ! Dans un premier temps, il doit être décrit. L'analyse viendra ensuite. Les différents éléments du site, le discours tenu, couleurs, liens, textes images, animations, vidéos, sons, polices : chacun sera d'abord pris indépendamment en tant que système autonome et décrit : éléments, composition, sens, discours, émetteur, destinataire, canal. Ensuite, une étude sera menée de la même façon pour tous les sous-systèmes rassemblés.

 

Enfin l'analyse commencera. Celle-ci cherchera comment le sens est produit à partir d'éléments concrets et basiques. La sémiotique est une discipline d'analyse et de description et non d'interprétation ou de jugement. Dans une orientation professionnelle, elle ne fait que servir de base à des préconisations non sémiotiques.

 

Pour une analyse de site web, je vous propose le document suivant qui ne vient pas de moi mais qui me semble bien fait. Je viens de le trouver sur le net : à ne reprendre que les considérations générales et le plan de l'analyse (non pas que le reste soit inintéressant mais pas directement lié à cette "explication").

 

http://www.semionet.fr/ressources_enligne/Enseignement/03_04/03_04_Itaim/cours/cours_site_presse.pdf

 

 

Bonne journée !

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 08:51

Bonjour à tous,

En cette période estivale, beaucoup partent en vacances et l'activité se ralentit. Cela ne veut pas dire qu'elle stoppe complètement. Que faire pour ne pas perdre ce temps précieux, ne pas perdre ses clients et "rester à flot" ? Telle est la question !

Plusieurs solutions :

  • Soit on fait comme si de rien n'était : cette solution est plutôt réservée aux agences web ayant des clients attitrés et du travail à revendre.
  • Soit on part soi-même en vacances !
  • Soit on tente de faire comme beaucoup : on cherche à optimiser ce temps avec des activités spécifiques qu'on ne peut faire le reste du temps ou, disons, plus "adaptées" à cette période…

Pour ma part, je vais essayer de renouer avec ma formation : la sémiotique et vous en faire part évidemment en lien avec la communication), cela vous intéressera, j'en suis sûr ! Je vais ouvrir un "cycle" sur "la sémiotique et la communication web" au sens large, une dizaine d'articles là-dessus.

N'hésitez pas si vous avez des questions !

La sémiotique est l'étude des systèmes de signe. Bon… (Agaçant quand une définition a besoin d'une autre définition pour se comprendre, non ?) Un signe (notion particulièrement difficile à expliquer) est la manifestation concrète d'une présence, pas forcément consciente (ne mêlons pas la psychologie à cela, de grâce !). Exemple basique : un panneau rond et blanc avec une barre rectangulaire rouge en son centre, sur le bord d'une route, signifie "sens interdit". La sémiotique (ou sémiologie) s'occupe des systèmes de signes et non des signes esseulés ; le code de la route est un système et un site web est un autre système.

Un site Internet est composé de différentes strates (développement, graphisme, référencement…). Chacune est en elle-même un sous-système et ainsi de suite. C'est donc un ensemble de systèmes et sous-systèmes  qui concourent à une cohérence globale et à un impact commun, celui de communiquer des valeurs, un message…

La sémiotique s'occupera d'expliquer le fonctionnement de ces systèmes dans un contexte global. En effet, ce fonctionnement s'inscrit dans un environnement particulier qui a influé sur sa création et qui modère son fonctionnement. De fait, l'étude de ce contexte est primordiale à la compréhension de ce système.

Pour autant, je ne mène aucune étude sémiotique, je m'appuie simplement sur cette discipline pour expliquer un certain nombre de choses et proposer des réajustements. Cela me permet d'établir des stratégies en matière de référencement, de communication, de relations publiques…

Bonne journée !

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