14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 07:38

Bonjour à tous !

 

La semaine dernière, je sortais un billet sur le web 2.0 et ce qu'on pouvait en faire ; en 3 parties : quels changements il apporte, les nouveaux outils et comment les utiliser. Aujourd'hui, même si on n'y est probablement pas encore (pas assez de recul pour juger l'Histoire !), je voudrais donner quelques pistes sur l'avenir de web, le fameux web 3.0.

 

On l'a dit, le web 2.0 est le web communautaire, celui où on donne son avis, celui des données dynamiques, du php et du partage d'informations. C'est le web de l'interaction.

Alors quels sont les nouvelles tendances ?

 

On ne peut que spéculer mais le web 3.0 est, en premier lieu, le web en temps réel. C'est une tendance largement econnue aujourd'hui. Facebook et surtout Twitter (avec ses 140 caractères) en sont les fers de lance. Vous pouvez envoyer mes messages instantanément par ce biais sur ce que vous être en train de faire. Il ne manque plus que les outils de réception qui sont en voie de développement (internet mobile, portables...).

 

Mais le web du futur va bien plus loin. On parle de plus en plus du « web sémantique », du « web intelligent » ou du « web malin ». Le web sémantique, le web d'avant l'avènement de l'IA (Hal 9000 de « 2001, … » sera peut-être bientôt parmi nous...) est l'internet qui peut répondre clairement à des questions précises avec plusieurs variables tapées dans des moteurs de recherche évolués (Google a encore du travail !). Cet internet-là sera pertinent et ciblé, il cherchera directement la bonne information pour la bonne personne souvent avant même qu'elle la pense. Bref, on se dirige petit à petit vers l'intelligence artificielle (à quand la guerre hommes/machines ?).

 

Cette évolution va de pair avec celle de la publicité ; sur son mobile, n'importe qui pourra être la cible d'une publicité pour Coca-cola car il vient d'envoyer un message sur Facebook annonçant qu'il a soif !

 

Pour autant, la science-fiction ne rejoint pas encore la réalité. Mais ça ne saurait tarder... Loic Le Meur parle déjà du web en temps réel, les estimations du web sémantique sont de 5 à 10 ans environ...

 

Deux articles intéressants sur le thème :

http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=4349
http://www.silicon.fr/fr/news/2007/10/29/web_3_0___et_l_internet_deviendra_intelligent

 

Bonne journée !

 

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 07:26

Bonjour à tous !

 

Les deux articles précédents (web 2.0 1/3 et web 2.0 2/3) permettaient de se rendre compte de l'impact qu'a eu le web 2.0 sur le commerce en ligne et plus généralement, toute activité commerciale liée à Internet. L'heure est à l'interaction dynamique plutôt qu'à l'observation statique. Les blogs, forum de discussion, portails communautaires sont les nouvelles "places publiques" de discussion des produits, des commerces et des échanges.

 

Le commerçant lambda qui vend des articles par Internet ou fait sa publicité par le web peut-il lui-même utiliser ces espaces pour se faire connaître et fait sa promotion ?

 

La réponse est clairement : Oui ! Mais selon les mêmes règles et la même utilisation que l'internaute. Une stratégie de communication et de marketing doit être mise en place impérativement. Sans cela, les différents outils seront utilisés de manière anarchique et sans cohérence globale. De plus, les règles qui s'appliquent à l'internaute ne s'appliquent pas de la même façon à l'e-commerçant.

 

L'utilisation des blogs : elle est évidemment largement conseillée mais doit faire l'objet d'une étude attentive des comportements sur le web. C'est pourquoi un professionnel du web saura quoi mettre sur le blog. L'utilisation d'un blog est un atout majeur pour le référencement et la communication d'un site. Mais il est certain qu'elle prend beaucoup de temps. La création d'articles à mettre sur le blog (la fréquence dépendra des objectifs) doit être validée par le commerçant (c'est lui l'expert de son domaine) mais également par un professionnel de la communication. L'intérêt principal d'un blog est de proposer de l'information pertinente aux internautes pour les attirer et les renvoyer sur le site.

 

L'utilisation des communiqués de presse : ils sont d'une utilisation plus difficile mais sont par définition moins fréquents. Un communiqué de presse permet de transmettre une information, habituellement reprise par les journalistes du web. Cela est de moins en moins courant et les sites de diffusion de communiqués ressemblent de plus en plus à des sites de diffusion d'information "ordinaires". Dans un communiqué de presse, vous devez informer du pourquoi, du comment, de l'intérêt de telle nouvelle. Ceux-ci sont donc mieux écrits, plus longs et plus soutenus car à destination de la presse. Les sites permettant leur diffusion sont relativement exigeants là-dessus. Là-encore, un recours à des professionnels est recommandé.

 

Les portails communautaires permettent de poser des articles promotionnels pertinents. Ils ont l'énorme avantage d'être bien référencés et très populaires, donc bien visibles. Un seul article sur marieclaire.fr vous apportera énormément de trafic et fera connaître votre boutique mais vous devrez avoir un article bien rédigé et aux informations intéressantes.

 

Aujourd'hui, l'utilisation de la vidéo promotionnelle se fait plus en plus. De petites vidéos faisant à la fois la promotion de tel ou tel article mais également du site qui le vend. Ces petites vidéos sont mises en ligne sur Youtube ou Dailymotion et souvent sur le site même. Leur référencement se fait en parallèle de celui du site mais les vidéos ne souffrent pas pour l'instant (!) de la même concurrence que les sites web.

 

Le web 2.0 offre donc beaucoup de nouvelles techniques de promotion propres au web. Mais celles-ci sont de plus en plus complexes et exigent un savoir-faire particulier. L'aide de professionnels de la communication web apparait alors comme quasiment inévitable !

 

Bonne journée !

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 07:41

Bonjour à tous !

 

Avant-hier, nous avons cherché à savoir ce qui changeait beaucoup dans le web 2.0 par rapport à celui d'avant. Le web est aujourd'hui, si l'on ne tient pas encore compte du web 3.0, basé sur l'interaction entre les internautes, entre les commerçants et les acheteurs. Puisque l'internaute peut discuter avec d'autres internautes et évaluer les produits, la communication et le marketing deviennent prépondérants. Communiquer sur le produit avant la vente de ce produit !


Quels sont les "nouveaux" outils mis à disposition des internautes ? Eh bien tous les outils d'interaction, de discussion pour se faire un avis sont les cibles privilégiées des "chercheurs de bonnes affaires".

 

Les forums de discussion sont un des outils largement utilisés par les internautes. Si ces forums peuvent être liés à un site de vente en ligne, ils font partie à la très grande majorité de site dédiés ou de portails indépendants des commerçants. Cela témoigne d'une certaine confiance. S'ils font le plus souvent appel à un modérateur, celui-ci ne s'intéresse pas aux avis des internautes mais vérifie simplement que les propos ne sont pas racistes, diffamatoires… On peut, en tant que commerçant, laisser des messages sur ces forums mais en aucun cas de la publicité (les modérateurs refusent bien souvent la promotion, même déguisée).

 

Les blogs (professionnels) fonctionnent sur un mode un peu différent ; ils sont le plus souvent liés à un site commerçant et permettent la promotion des produits du commerçant puisque c'est lui-même qui modère les commentaires. Mais le blog est rarement utilisé à des fins uniquement promotionnelles. En effet, si vous faites votre publicité sur votre blog personnel dans votre monde propre, personne ne viendra la voir. Pour attirer les internautes, le contenu du blog doit être pertinent, intéresser les internautes, fournir des informations pratiques (pourquoi pas expliquer ce que l'on peut faire avec tel ou tel article sans forcément inciter à les acheter, les arguments parleront d'eux-mêmes !). On n'oubliera pas bien sûr de mettre des liens vers les articles vendus dans les messages du blog.

 

Je ne parlerai pas des réseaux sociaux qui appartiennent pour certains au web 2.0, mais pour la plupart au web 3.0 ! Mais il est indéniable que leurs qualités interactionnelles ne doivent pas être négligées par les communicants !

 

Après-demain, nous verrons et détaillerons les outils web 2.0 utilisés par les communicants.

 

Bonne journée !

 

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 06:47

Bonjour à tous !

 

Le référencement et la communication en ligne sont des activités qui évoluent avec le temps et les évolutions technologiques. Jusque vers les années 2000, le web se contentait de copier les supports type plaquette de communication ou magazines ; c'était les débuts du web. On est ensuite passé au web 2.0 et depuis peu au web 3.0.

 

Le web 2.0, vous savez, c'est ce web participatif où chacun peut donner son avis, c'est le web des blogs et des forums. Le concept de base de ce nouveau web, c'est l'interaction ; le web n'est plus uniquement l'affaire de programmeurs mais n'importe qui peut mettre ses réflexions en ligne sans aller pour autant vers des sites web complexes comme des sites de vente en ligne.

 

Si les sites web "d'avant" n'étaient que des sites de présentation statique des activités "physiques", les sites web 2.0 sont plus avancés technologiquement et permettent une interaction régulière et constante avec les internautes. Du côté du commerçant, vendre sur le web devient plus professionnel et demande une prise en compte des désirs des clients différente et nettement plus développée. La communication et le marketing deviennent cruciaux et incontournables.

 

De fait, les activités commerciales sont nettement plus orientées vers le client et vers sa satisfaction. Les internautes peuvent converser entre eux, discuter des produits, donner leur avis et choisir le meilleur. Le commerce sur le web change donc beaucoup et devient une activité indépendante du commerce "physique".

 

Cette évolution du web conduit forcément à une course à la qualité des produits vendus. Non pas que les produits étaient de mauvaise qualité avant mais les internautes réclament haut et fort cette qualité. Il s'agit plutôt d'une course à la communication et au savoir-faire marketing sur la qualité du discours avant la qualité des produits. Mais il est certain que si les produits vendus ne sont pas de bonne qualité, l'internaute ne reviendra pas !

L'enseignement et l'évolution du web 2.0 est donc le suivant :

 

Il faut donc communiquer avant de vendre !


Demain, nous verrons quels outils sont propres au web 2.0 que les sites web sont quasiment obligés d'utiliser pour rester compétitifs et conquérir les internautes.

 

Bonne journée !

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 07:24

Bonjour à tous !

 

Tout au long des messages de ce blog, nous avons vu que le communiqué de presse était un des outils utilisés par les communicants pour diffuser de l'information. Contrairement aux autres outils, le communiqué de presse sera diffusé sur des supports indépendants du site web promu. Le blog est géré par le webmaster du site donc "on" a la main dessus alors que le communiqué est non seulement diffusé sur des supports externes mais il est fait pour créer des contacts indirects.

 

Il est à destination des journalistes (sur le web sauf si vous êtes tellement connu que vous intéressez beaucoup de monde) et peut éventuellement être repris par eux dans leur "feuille de chou". Dans un deuxième temps, il est posé sur des plateformes bien référencées et avec une bonne popularité donc peut-être visible par n'importe quel internaute.

Le communiqué de presse est prioritairement fait pour diffuser une information précise (ouverture d'un showroom, vente de telle marque, changement de publicité ou d'image..).Il n'agit pas d'une news parfois faible en "qualité informative" et destinée à tenir l'attention des internautes et à les fidéliser mais plutôt d'une information riche pouvant avoir un impact sur la communauté du web et de la presse toutes entières.

 

Les objectifs de la diffusion d'un communiqué de presse sont les suivants :

  • Diffusion d'une information
  • Faire connaître la société diffusant le communiqué
  • Faire connaître un aspect en particulier de la société diffusant le communiqué
  • Créer du contact de professionnels
  • Créer du contact des clients potentiels
  • Créer des backlinks (si le communiqué est posé sur les plateformes web)

 

L'écriture d'un communiqué de presse, puisqu'il est destiné à des journalistes experts en rédaction, ne peut pas être élaborée comme une news classique dans un blog mais doit suivre un "protocole" strict.

 

Premièrement, votre titre doit être explicite, concis et clair. N'oubliez pas que beaucoup de personnes consultent uniquement les titres des communiqués et non leurs contenus. Deuxièmement, vous devez rédiger un chapeau introductif, sorte de résumé attractif, clair et complet de votre communiqué. Il ne sera lu que si le titre plait. Celui-ci doit donc correspondre absolument au titre pour ne pas donner au lecteur l'impression qu'il a été leurré mais il ne doit pas donner toutes les informations pour qu'il lui reste quelque chose à découvrir. Enfin si le titre ainsi que le chapeau sont intéressants, le lecteur ira alors plus loin dans la lecture du communiqué.

 

Votre communiqué ne doit pas être trop long. De 6 à 8 paragraphes de 5 ou 6 lignes chacun devraient suffire. Mais la quantité de texte n'est pas l'essentiel ; la qualité de l'information, des enchaînements ou de l'écriture sont primordiales…

 

Le travail d'écriture d'un communiqué doit impérativement être fait par un professionnel. Nombre de communiqués ne sont même pas lus ou seulement diffusés s'ils ne sont pas correctement rédigés. 

 

N'hésitez donc pas à faire appel à eux !

 

Bonne journée !

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 06:37

Nous faisons de la sémiotique comme M. Jourdain faisait de la prose : sans le savoir…

 

 

Bonjour à tous !

 

Voilà notre cycle « Communication et sémiotique » qui s'achève... Mais je compte bien refaire de petites séquence sémio ou autre dans l'avenir ! Et comme toute bonne conclusion, je vais essayer de faire, dans cet article, le résumé de tous les autres.

 

Lé sémiotique est l'étude des systèmes de signes. Soit ! Mais qu'est ce qu'un signe ? (les choses les plus « primaires » sont bien souvent les plus difficiles à expliquer) Un signe est « quelque chose qui renvoie à autre chose ». Dans le concept du signe, il y a cette idée de transfert, de direction... La sémiologie de la communication ne s'intéresse qu'aux phénomènes de communication alors que la sémiologie de la signification englobe tous les signes. Pour cette dernière, tout est signe et objet d'étude, c'est le sens de « signe » pris au sens large (« quelque chose qui renvoie à autre chose »). Pour la sémiologie de la communication, on ajoutera « en exprimant la volonté de l'émetteur » ; cette différence est essentielle si on veut comprendre la base du système d'étude sémiotique.

 

Un site web est un objet de communication. Il fait donc basiquement partie des objets d'études de la sémiotique. C'est un système de signes ou plutôt un système de sous-systèmes hiérarchisés. L'interface graphique qu'est un site web est faite d'objets sémiotiques divers ; texte, images fixes et images mobiles... Le rapport entre ces différents objets est fondamental : chacun est un sous-système lui-même divisé en sous-systèmes et ainsi de suite qui possède un ensemble de valeurs sémantiques et interprétatives propre.

 

J'ai pris l'exemple des logos, des bannières, de la publicité ou d'une newsletter pour expliquer comment des systèmes communicatifs plus « petits » que des sites web entiers pouvaient avoir un impact sémantique et interprétatif voire émotionnel fort (un logo est un « petit » objet particulièrement dense sémiotiquement parlant). Ces exemples m'ont également permis de montrer comment se faisait une analyse sémiotique simple. Identifier les différents éléments du schéma de communication et leur impact envers l'objet d'étude, préciser le contexte spatio-temporel de sémantisation de l'objet et décrire le fonctionnement de l'objet et comment il fait sens.

 

Enfin, il me paraissait important de préciser que la sémiotique est une quête constante des apparitions du sens de comment il apparaît. Les valeurs sémantiques en jeu dans un système complexe comme un site web sont en constante tension. De fait, la contextualisation de ces valeurs sémantiques les font « pencher » dans un sens ou dans un autre... J'ai alors cherché à expliquer si un « référencement » ou une « stratégie de communication » pouvaient faire l'objet d'une étude sémiotique, autrement dit, si la sémiotique pouvait avoir un effet « préconisateur » ou seulement « analytique ».

 

Le code de la route, les médias, au boulot, chez vous... les signes sont partout. Tous ne sont pas agencés en système mais il est certain que nos sociétés baignent continuellement dedans. Si l'analyse sémiotique est préférentiellement « laissée » à des professionnels, la lecture de systèmes sémiotiques est une pratique courante et continuelle de chacun d'entre nous ; de même que la psychologie (souvent « sauvage ») est courante. Nous faisons tous de la sémiotique comme M. Jourdain faisait de la prose : sans le savoir...


La sémiotique est donc loin d'être une discipline « réservée » aux seuls universitaires, elle doit être, de mon point de vue, pour tout le monde et l'est par défaut (« lectures »). Si les analyses ou descriptions peuvent paraître complexe, voire le sont, tout le monde sait interpréter un rond rouge avec une barre blanche en son centre comme un « sens interdit » !

 

Merci de m'avoir suivi tout au long de cette série, je l'espère palpitante ;-)

 

Bonne journée !

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 07:21

Bonjour à tous !

 

Qu'est ce qu'une bonne stratégie de communication web ?

 

Le titre de ce message (le sous-titre) était à l'origine "qu'est ce qu'une stratégie de communication web sémiotique ? » et comme j'adooore la « sémiotique », je me suis dit que c'est forcément la meilleure façon de voir les choses !

 

Bon trêve de plaisanterie (quoique... comme dirait mon père !). Une stratégie de communication (attention ! Je vais enfoncer une porte ouverte !) doit être pensée, réfléchie et programmée. Mais la question est : « comment la penser, réfléchir et programmer ? »

 

Sur le même principe que l'article « Le référencement peut-il être envisagé de façon sémiotique ? », je voudrais « enquêter » sur les orientations potentiellement sémiotiques à donner ou non à l'élaboration d'une stratégie de communication pour un projet web.

 

Tout d'abord, et nous l'avons vu avec le référencement, la description et l'analyse de la concurrence sur un marché où voudrait se positionner un site sont du domaine de la sémiotique. Je n'y reviendrai pas.

 

Par contre, contrairement aux conseils et préconisations en référencement, une stratégie de communication (le fait que ce soit du « web » ne rentre pas ici en ligne de compte) peut être et même devrait être sémiotique. En effet, un référencement est un « pari » sur des résultats, des données réelles potentiellement chiffrables. Alors qu'une stratégie de communication cherche à « diriger » voire « obliger » (presque au sens juridique du terme) les cibles (rien de péjoratif dans l'emploi de ce terme, nous sommes tous à un moment ou à un autres des cibles de la communication) vers quelque chose de précis. Le référencement est un travail (relativement) objectif (Google est notre maître !), la (stratégie de) communication peut être prise comme une injonction subjective puisque (entre autres raisons) la cible n'est pas un moteur de recherche mais bien des êtres pensants doués d'un libre arbitre.

 

Une seule différence avec une analyse de publicité tout de même : la pub est déjà réalisée lorsque l'analyse se fait alors qu'une stratégie précède forcément sa mise en application... Mais le problème de l'action réalisée ou non (perfective ou non) ne pose pas de problème en soi. La sémiotique est une discipline qui travaille sur le fonctionnement des systèmes de signes et de leurs valeurs sémantiques et interprétatives. Pas de temporalité là-dedans...

 

Dans cette ordre d'idée, une stratégie de communication doit prendre en compte, comme le fait une analyse sémiotique (vous devez maintenant y être habitués), tous les paramètres possibles de l'action de communication. Et c'est là que le web entre dans l'arène ! Le canal de communication (encore le schéma de la communication de Jakobson ! N'allez pas penser que la sémiotique se résume à ce schéma et au carré sémiotique hein ?) est un élément essentiel, pourtant au même titre que l'émetteur ou le récepteur. De même, chaque objectif de communication doit être pris comme un système unique à construire indépendamment des autres mêmes s'ils auront chacun un impact considérable les uns sur les autres.

 

Chacun des éléments de la stratégie doit être analysé avant d'être réalisé pour envisager les réactions possibles. Et après leur réalisation, pour rectifier le tir si cela ne fonctionne pas pour une raison ou une autre... La démarche doit donc être proactive avant d'être réactive ! Sur le web, un message de blog ou un communiqué de presse peut avoir des effets non désirés et avoir un mauvais impact sur l'e-reputation du client. La théorie sémiotique ne s'intéresse pas aux probabilités de réussite ou non d'une analyse. Comme elle s'applique à des hommes doués de raison et non des machines, les effets ont toujours une part d'imprévisible (la sociologie ne cherche pas non plus à dire si elle a tort ou si elle a raison, il s'agit juste d'une façon de voir les choses). C'est pourquoi une démarche complète et englobante est essentielle à la réussite de tout projet de communication dit « sémiotique ».

 

Donc la réponse à la question du (sous-)titre est ?

 

N'hésitez pas à le donner vos avis sur cet article !

 

Bonne journée !

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 06:59

Bonjour à tous !

 

Venant de l'univers les jeux vidéos, le community management a pris un nouvel essor avec les réseaux sociaux, les blogs et les forums. Dans son orientation « partage communautaire », le web 2.0 a logiquement mis en place des « groupes » d'échanges et de partage.

 

Le « community management » ou « gestion de communautés » (expression quasiment pas employée) est l'un de ces nouveaux métiers apparus en même temps que les évolutions technologiques du web comme « trafic manager » ou « chef de projet SEO »...

 

Alors de quoi s'agit-il ? Le métier de « community manager » se résume (très rapidement) à l'animation de la communauté « x ». Vous vous occupez de tout ce qui se passe dans cette communauté, vous la développez, attirez de nouveaux membres, fidélisez les anciens, partagez de l'information, organisez des évènements, discutez avec les participants, échangez vos points de vue... Bref, vous gérez tous de A à Z !

 

Pour ce métier, essentiellement 3 outils, en dehors des moyens de communication classiques (téléphone, visuel, mail...) : le blog, le forum (les « modérateurs » sont des « community manager ») et les réseaux sociaux !

 

De plus en plus d'entreprises font appel à de nouvelles personnes pour cela. Même si elles ne savent pas toujours comment nommer le poste et définir ses fonctions, les community manager ont le vent en poupe ! De nombreuses sociétés de communication ou d'animation web proposent également des services de ce type. Pour autant, le community management fait appel à un savoir-faire et à des connaissances particulières.

 

Premièrement, le support est le web et donc forcément différent de la « vie réelle ». Communication classique et communication web sont 2 choses différentes et, si des ponts existent, les compétences restent spécifiques. Ensuite, c'est un métier de contact, qui demande un savoir-faire technique mais également de la psychologie. Il faut savoir tomber sur un « troll ». Enfin, la communication et le marketing sont essentielles dans ce métier...

 

Pour lancer une développer une communauté, il faut avoir quelque chose qui va servir de thème ou d'idée fédérateurs, qui va attirer un groupe de personnes et qui vont être intéressé à approfondir le sujet, un jeu, un quizz, un concours... Les objectifs d'une communauté sur le web peuvent être multiples. Développer une communiquer pour développer une communauté (comme une communauté Joomla ou Drupal par exemple) peut être l'objectif recherché mais on peut également chercher à développer son e-business, promouvoir l'image d'une entreprise (son e-reputation) ou « simplement » en faire parler.

 

Bonne journée !

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 07:11

Le référencement peut-il être envisagé de façon sémiotique ?

 

Bonjour à tous !

 

Grande et grave question !

 

Tout d'abord, d'un point de vue global, le référencement est-il un objet de communication ? (Pour une explication sur « qu'est ce que le référencement ? », je vous renvoie à l'article que j'ai écrit il y a quelques temps). Le référencement (au sens large et non au sens restreint de référencement naturel) n'est pas un objet mais il crée un objet de communication (un positionnement sur un moteur de recherche ou l'image d'un site web...) ; plus précisément il participe à la création de celui-ci.

 

Un référencement n'est pas un objet, il ne peut donc pas être soumis à l'analyse sémiotique. Pour autant le référencement s'applique à un objet sémiotique, un site web qui peut y être soumis. Le référencement ne sera donc pas lui-même sémiotique ; je veux dire : une méthode de référencement uniquement sémiotique ne pourra être envisagée.

 

Par contre, il sera tout à fait possible d'appliquer une analyse sémiotique à l'objet de recherche et de création. On pourra décrire les manifestations sémantiques de tel ou tel site web concurrent, comment tel logo ou bannière est construite, on pourra tenter d'expliquer comment tel campagne de publicité fonctionne ; bref, les possibilités d'utiliser la sémiotique pour la création de site web ainsi que leur référencement seront nombreuses.

 

Le langage meta (le langage sur le langage) est constitutif de la sémiotique comme de beaucoup d'autres sciences humaines. Parler de ce dont on parle, analyser les signes que l'on produit est l'objet même de la sémiotique. De fait, un langage meta ne pourra être qu'analytique et non directeur. La discipline ne reste donc que descriptive et analytique, elle ne peut en aucun cas rendre un jugement. Elle ne pourra donc pas servir à la création d'un système de sens mais permettra d'analyser celui qui en est à l'origine.

 

Les réflexions préparatoires à la création d'un site, ou plutôt au référencement (toujours au sens général) de ce site, à la création et au développement de l'image d'une entreprise... pourront être sémiotiques. La création d'une stratégie pourra, elle, être sémiotique puisqu'elle prendra en compte l'ensemble du processus sémantique et le subdivisera en sous-systèmes potentiellement expliquables par des raisonnements sémiotiques. Par exemple, on doit penser à tous les éléments du schéma de communication et à les détailler au maximum.

 

Prenons un exemple : vous voulez ouvrir une boutique en ligne de vente de chaussures. Vous faites alors appel à une agence de communication et marketing web spécialisé dans les analyses sémiotiques et sémantiques.

 

Sémiotiquement parlant, il pourra vous proposer :

  • un audit du marché de la « vente en ligne » (en prenant un échantillon de sites bien placé sur les moteurs de recherche principaux et en analysant ce qui semble fonctionner de manière commune sur ces sites : requêtes, visuel, produits...)
  • du conseil dans le choix des mots-clés pertinents (en fonction de cette recherche préliminaire et selon la spécificité de votre entreprise)
  • du conseil dans le choix des visuels de votre site, de votre rubriquage...
  • du conseil dans la diffusion et le développement de votre image de marque

Les prestations de gestion de votre community management (gestion de vos blogs et comptes sur réseaux sociaux), la rédaction de vos communiqués de presse, des billets sur votre blog ou des contenus de votre site pourront également vous être proposés.

 

Bonne journée !

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 07:05

Le fonctionnement d'un site web : une lutte constante de valeurs sémantique et interprétatives (carré sémiotique)

 

Bonjour à tous !

 

La sémiotique ne sert pas uniquement à décrire et analyser des publicités, bannières ou logos. Elle permet également de décrire et analyser le fonctionnement interprétatif d'objets sémiotiques plus complexes tel qu'un site web. On l'a un peu vu avec les newsletters (liens vers le post), un site web est un tout qui met en tension des valeurs sémantiques différentes. Cette mise en tension et cette « lutte constante » entre les qualités (au sens propre du terme) du lecteur et les volontés du webmaster créent le sens de l'objet d'information et de communication qu'est un site web.

 

Je voudrais, pas ce post, en dire un peu plus du fameux « carré sémiotique » qui nous vient du sémioticien A. J. Greimas. Le « carré » a fait couler beaucoup d'encre car il est une des choses les plus « concrètes » et « palpables » de la sémiotique textuelle souvent considérée comme « obscure ».

 

La carré sémiotique (comme le modèle actanciel de Greimas) sont des propositions théoriques majeures. Prenons un exemple théorique basique pour commencer. Ce modèle théorique tente de confronter les « valeurs » d'un acteur (un personnage comme un objet, comme une pensée) et de préciser leur interaction. La valeur en 1 trouve son contraire en 2, son complémentaire en 3 et son contradictoire en 4. Ce modèle a été créé pour définir au mieux les « tensions » entre les acteurs et proposer une « solution » sémantique viable.

 

 

Pour expliquer cela plus précisément (je sens bien que j'en ai déjà perdu plusieurs...), prenons un exemple. La sémiotique textuelle a, dès le début, beaucoup travaillé sur des corpus textuels issus de contes ou de textes bibliques. Dans Cendrillon s'opposent un certain nombre de valeurs à différents niveaux.

 

 

  • En premier, on a la valeur « bonté » (1) dont fait preuve Cendrillon. Elle est le sujet du conte, son centre, son acteur principal.
  • On spécifie alors son contraire : la « méchanceté » (2) dont font preuve ses soeurs (elles fomentent contre Cendrillon)
  • Ensuite le contradictoire de la « méchanceté », la « non-méchanceté » (3) dont fait preuve le prince (aucune méchanceté envers qui que ce soit) ; le prince est le contradictoire des soeurs dans le sens où il apporte des valeurs sémantiques positives à Cendrillon alors que les soeurs n'apportent que des valeurs sémantiques négatives.
  • Enfin le contradictoire de la « bonté », la « non-bonté » (4) caractérisé par la mère (elle n'est pas bonne).

Les soeurs sont en relation de complémentarité avec la mère dans leur rôle d'opposantes à la réussite du projet de Cendrillon (à droite dans le schéma) de la même façon que Cendrillon est en relation de complémentarité avec le prince qui sont dans la partie « positive » du schéma (à gauche).

 

Le carré sémiotique, s'il est relativement simple à utiliser, doit être rigoureusement défini pour ne pas lui faire dire n'importe quoi. Il doit toujours s'adapter sur un même niveau narratif et énonciatif.

 

Pour un autre support, le principe est strictement le même. Il s'agit d'un support de communication dans lequel on retrouve tous les éléments essentiels à une analyse narrative (acteurs, figures...). Prenons une des images que nous avions choisies pour l'article sur la publicité.

 

 

Nous pouvons par exemple (et il pourrait y en avoir beaucoup d'autres) bâtir le schéma suivant :

 

 

Dans ce shéma, on trouve une relation de complémentarité entre, d'un côté, l'« emprisonnement » (symbolisé par les menottes) et le « régime chinois » (non symbolisé ici, in absentia) et, de l'autre côté, la « liberté » (non symbolisé ici, in absentia) et les « JO » (symbolisé par les cinq anneaux entrelacés).

 

L'utilisation de ce genre d'outil permet de définir clairement les valeurs de dénotation ou de connotation sur un texte (au sens large). S'il ne s'agit toujours pas de porter un jugement, on peut décrire et analyser habilement toute communication à partir d'outils comme celui-ci.

 

Ces explications sont bien trop simplistes et rapides pour expliquer le carré sémiotique de Greimas et Courtès mais j'espère que cela aura pu au moins donner une idée. Pour plus de détails, n'hésitez pas à consulter les liens suivant : 

 

 

http://www.signosemio.com/greimas/carresemiotique.asp

 

http://www.groupereflect.net/blog/archives/2005/le_carra_samiot.html

 


Bonne journée !

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